Pin d'Aval
Informations et notes concernant la réunion du 26 10 11 avec le maire, les experts et ingénieurs, le représentant de la CASA pour l'OPAH
Des sondages faits l'été dernier au Pin d'Aval, montrent des niveaux très divers pour atteindre la partie dure du sol: entre 3 à 4,5m et parfois 7m de profondeur.
Des micro-pieux seront indispensables pour maintenir la maison qui passe au-dessus du « pontis » actuellement étayé et le mur qui borde ( et soutient ? ) la rue.
Des tirants vont la maintenir bien accrochée à la partie en amont. Une « peau » ( ferraillage puis bétonnage) est actuellement appliquée pour la consolider.
La maison située devant elle sera détruite car trop dangereuse.
Des jauges ( 25 ) ont été placées sur les Bâtiments ainsi que des capteurs de vibration. Des girophares sont placés pour, en cas de danger, alerter les ouvriers pour une évacuation des lieux.
( Chez Clément, ça a bougé depuis, de 5/10 de mm.)
Tout est actuellement sous contrôle et continuera à l'être.
Une remarque: c'est par la toiture que les désordres se sont produits.
La nécessité première est de sécuriser de façon définitive les lieux. Ensuite, on passera à l'aménagement du site avec l'élaboration d'un projet qui tiendra compte des besoins , des désirs de la population. Ce sera fait en concertation avec elle et le projet sera mené à son terme
Des copropriétés à créer
Cet effondrement qui aurait pu être dramatique( une masse de pierres s'étant écroulée sur un passage fréquenté par des adultes, des enfants), a fait prendre conscience aux habitants du quartier, de la vétusté de ces maisons et de leur possible dangerosité: fondations peu sûres et de toute façon à vérifier, autres structures et toitures à contrôler etc...Une inquiétude, qui a frisé la panique pour certains !
De cette prise de conscience, il ressort l'impérieuse nécessité de former des copropriétés.
C'est en effet le moyen qui permettra de résoudre les problèmes inhérents aux faiblesses des bâtiments. Cela permettra un règlement juste et cohérent en définissant quelle part chaque copropriétaire prend dans le bâti.
Mais c'est un travail complexe et pas évident car:
- certains appartements ont des pièces qui rentrent dans la partie voisine;
- certains lieux sont abandonnés depuis fort longtemps et on ne sait pas à qui ils appartiennent
- tous les propriétaires concernés par une copropriété seront-ils d'accord pour en faire partie?
La mairie s'engage:
Il ne s'agit pas de se substituer au privé mais d'initier et de favoriser la constitution de ces copropriétés, jugées indispensables.
Les « centièmes » et « millièmes » seront établis évaluant pour chaque propriétaire sa part de bien dans sa copropriété ( si des travaux doivent être réalisés, leur financement sera proportionnel à cette part )
si le bâti est sain;
s'il y a des problèmes nécessitant des travaux
si l'état des lieux nécessite une attention plus grande face à un péril possible.
Les travaux seraient selon le cas : minimes, importants ou très importants. Si un danger est avéré, le maire est alerté et établit un arrêté de péril imminent avec obligation aux propriétaires de faire les travaux nécessaires.
Depuis l'an dernier, une « Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat » est menée sur une période de 5 ans avec l'ANAH, l'Etat, la Région et le Département. Elle concerne dans la CASA trois communes: Bar/Loup, La Colle et le centre de Biot qui ont un taux important de bâtiments vétustes , des « logements potentiellement indignes ». Des conseils, des aides financières sont accordées aux propriétaires pour permettre une amélioration du bâti.
Jusqu'à présent, au Bar/Loup, peu de personnes se sont renseignées pour en bénéficier; les évènements amènent un changement de comportement et désormais des aides vont être sollicitées ( à savoir dans quelles conditions ).
Par ailleurs, des aides financières pourront être apportées aux copropriétés elles-mêmes pour la mise aux normes du bâti et la consolidation de sa structure si cela s'avère nécessaire ( fondations, toitures ...)