Les mâchefers
Gourdon
Dossier de l'association "Protection du Patrimoine Aubarnois"

Les mâchefers sont les résidus des fours d’incinération d’ordures ménagères.

Le projet :
Enfouir dans les carrières de Gourdon, les mâchefers des fours d’incinération de Nice, Antibes, Monaco.
A terme, ce sont plus de 2 millions de tonnes de mâchefers V dits « valorisables » qui seraient stockés dans un trou profond de 30 mètres et d'une superficie de plus de 5 ha.

Moyen utilisé :
Le but déclaré était la « modification des conditions de la remise en état de la carrière de Gourdon ».

Constat :
Le massif de la Sarrée contient une grande réserve d’eau souterraine qui alimente  en contrebas des sources.
Ce dépôt monstrueux de plus de 2 millions de tonnes de mâchefer aurait produit à terme au-dessus de ces réserves une accumulation alarmante de polluants toxiques pouvant atteindre … 20 tonnes de plomb, 2 tonnes de cadmium, 4 tonnes d’arsenic, 3 tonnes de chrome, 400 kg. de mercure, et… la fameuse dioxine, poison à dose infinitésimale.

Historique :
Quelques dates :

  • 31 décembre 1985 : le préfet autorise l’exploitation de la carrière ( dans cet arrêté, la remise en état de la carrière, prévue en fin d’exploitation, est respectueuse de l’environnement.)
  • 29 novembre 2001 : la société d’exploitation des carrières ( la SEC ) demande à Mr le Préfet l’autorisation de modifier les conditions de remise en état de la carrière en utilisant des mâchefers V .
  • Du 28 février au 13 avril 2002 : enquête publique :
les gens se mobilisent et se déplacent pour écrire leurs observations ( 3 cahiers sont remplis…) devant l’opposition et les inquiétudes exprimées, il est décidé qu’un essai pilote ( avec la mise en place d’une géomembrane et récupération des lixiviats ) aurait lieu pendant 2 ans.
  • 14 avril 2003 : l’arrêté préfectoral autorise le projet.
  • 13 juin 2003 :  recours gracieux auprès du Préfet pour qu’il annule son arrêté.
  • 8 août 2003 : réponse du préfet ( négative )
  • 8 octobre 2003 : dépôt au Tribunal Administratif d’un recours en annulation de l’arrêté préfectoral
  • 6 décembre 2007 : l’affaire passe au Tribunal Administratif

le 4 janvier 2008 : le Tribunal Administratif annule l’arrêté du Préfet.

  • 4 mars 2008 : recours en appel de la société d'exploitation de la carrière
les associations se remobilisent.

Notre action
Dès l’enquête publique, notre association « Protection du Patrimoine Aubarnois » a travaillé en collaboration avec des associations de
-    Gourdon : « Vigilance et Pèbre d’Aï »
-    Châteauneuf : « Châteauneuf  Citoyenneté Active »
-    Caussols : «  Défense du Site Caussolois »
Ensemble, formant le « collectif de l’eau », nous avons alerté Mr Vinciguera conseiller général et d’autres associations susceptibles de s’en inquiéter, nous avons étudié le dossier, informé la population, fait circuler une pétition qui a recueilli  plus de 2800 signatures en moins d’un mois.
Nous avons adressé divers courriers au Préfet et à des organismes d’Etat ;  eu des contacts avec l’association «  Action Santé, Environnement » qui a déposé un « DIRE » à l’enquête ;
Notre lettre envoyée aux actionnaires de la SEC  ( 28/10/03 et 10/12/03 ) faisait part de nos inquiétudes . Ils nous ont répondu en indiquant qu’ils attendraient la décision du TA avant de commencer l’enfouissement des mâchefers. ( réponses de Mr Zacharia de VINCI et de Mr Letourneau du groupe RMC )

Ensemble nous avons travaillé au recours, l’avons rédigé et conduit ce travail jusqu’à son terme : le jugement du TA le 6 décembre.

Ensemble nous irons défendre la qualité environnementale de notre région devant la Cour d'Appel.

Nous étions en contact aussi avec 2 autres associations ( que nous avions alertées ) qui ont chacune déposé également un recours auprès du TA. Il s’agit de :
-   le « Comité de Sauvegarde des Sites et de l’Environnement de Roquefort -Les-Pins »
-   la « Fédération d’Action Régionale pour l’Environnement » (FARE Sud)

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